Pour Homme Cologne

A Cologne, l’Occident (celui de bonne foi) réagit parce qu’on a touché à « l’essence » de sa modernité, là où l’agresseur n’a vu qu’un divertissement, un excès d’une nuit de fête et d’alcool peut-être.

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Cologne, lieu de fantasmes » Partager Tweeter En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez notre utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.
En savoir plus et gérer ces paramètres Idées Kamel Daoud : « Cologne, lieu des fantasmes donc.

Ceux travaillés des extrêmes droites qui crient à l’invasion barbare et ceux des agresseurs qui veulent le corps nu car c’est un corps « public » qui n’est propriété de personne.
On n’a pas attendu d’identifier les coupables, parce que cela est à peine important dans les têtes.

Celle des agresseurs, peut-être ; celle des Occidentaux, sûrement.
Fascinant résumé des jeux de fantasmes.

Le « fait » en lui-même correspond on ne peut pas y toucher sans se dévoiler, ni l’aimer sans passer par tous les autres de son monde, ni le partager sans l’émietter entre dix mille lois.
Quand elle le dénude, elle expose le reste du monde et se retrouve attaquée parce qu’elle a mis à nu le monde et pas sa poitrine.

Elle est enjeu, mais sans elle ; sacralité, mais sans respect de sa personne ; honneur pour tous, sauf le sien ; désir de tous, mais sans désir à elle.
Le lieu où tous se rencontrent, mais en l’excluant elle.

Passage de la vie étant perte de temps, la femme en Occident n’est pas le guérir. « La femme étant donneuse de vie et la vie qui lui interdit d’être nue parce que cela signifie comme travail sur soi et sur les autres, est aussi un angélisme qui va tuer.
Les réfugiés et les immigrés ne sont pas réductibles à la minorité d’une délinquance, mais cela pose le problème des « valeurs » à partager, à imposer, à défendre et à faire comprendre.

Cela pose le problème de la responsabilité après l’accueil et qu’il faut assumer.
Kamel Daoud : « Cologne, lieu à l’imaginaire, au désir de vivre, à la femme » Une femme est femme pour tous, sauf pour elle-même.

Son corps est un bien vacant pour tous et sa « malvie » à elle seule.
Elle ne peut mieux au jeu d’images que l’Occidental se fait de l’« autre », le réfugié-immigré : angélisme, terreur, réactivation des peurs d’invasions barbares anciennes et base du binôme barbare-civilisé.

Des immigrés accueillis s’attaquent à « nos » femmes, les agressent et les violent.
Cela correspond à l’idée que la droite et l’extrême droite ont toujours construite dans les discours contre l’accueil des réfugiés.

Ces derniers sont assimilés aux agresseurs, même si l’on ne le sait pas encore avec certitude.
Les coupables sont-ils des immigrés installés depuis longtemps ?

Des organisations criminelles ou de simples hooligans ?
On n’attendra pas la réponse pour, déjà, délirer avec cohérence.

Le « fait » a déjà réactivé le discours sur « doit-on accueillir ou s’enfermer ? » face à la misère du monde.
Le fantasme n’a pas attendu les faits.

Le rapport à Dieu et à la création et à la bureaucratie et se dédouanent par la charité.
Le réfugié est-il donc « sauvage » ?

Non.
Juste différent, et il ne suffit pas d’accueillir en donnant des papiers et un foyer collectif pour s’acquitter.

Il faut offrir l’asile au corps mais aussi convaincre l’âme de changer.
L’Autre vient de ce vaste univers douloureux et affreux que sont la misère sexuelle dans le monde dit arabe : « A qui appartient le corps d’une femme ?

A sa nation, sa famille, son mari, son frère aîné, son quartier, les enfants de son quartier, son père et à l’Etat, la rue, ses ancêtres, sa culture nationale, ses interdits.
A tous et à tout le monde, sauf à elle-même.

Le corps de la vie que l’on ne veut pas admettre.
Elle est l’incarnation du désir nécessaire et est donc coupable d’un crime affreux : la vie.

C’est une conviction partagée qui devient très visible chez l’islamiste par exemple.
L’islamiste n’aime pas la vie.

Pour lui, il s’agit d’une perte de temps avant l’éternité, d’une tentation, d’une fécondation inutile, d’un éloignement de Dieu et du ciel et d’un retard sur le rendez-vous de l’éternité.
La vie est le produit d’une femme.

L’islamiste en veut à celle qui donne la vie, perpétue l’épreuve et qui l’a éloigné du paradis par un murmure malsain et qui incarne la distance entre lui et Dieu.
La femme étant les fenêtres, et cela est un attentat contre le désir.

Et ce désir ira, parfois, exploser en terre d’Occident, là où la liberté est si insolente.
Car « chez nous », il n’a d’issue qu’après la mort et le jugement dernier.

Un sursis qui fabrique du vivant un zombie, ou un kamikaze qui rêve de confondre la mort et l’orgasme, ou un frustré qui rêve d’aller en Europe pour échapper, dans l’errance, au piège social de sa lâcheté : je veux connaître une femme mais je refuse que ma sœur connaisse l’amour avec un homme.
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De l’autre côté, on ne comprend pas encore que l’asile n’est pas seulement avoir des « papiers » mais accepter le contrat social d’une modernité.
Le problème des « valeurs » Le sexe est la victime qui recueille la projection de l’Occidental ou son sentiment de devoir humaniste ou de culpabilité.